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BIOGRAPHIE 1
Il y a certaines choses que vous devez savoir tout de suite à propos de ce groupe de Manchester, Nine Black Alps. La première, et peut-être la plus importante, c'est que ses membres détestent la musique de bon goût, les musiciens de bon goût et, en fait, le concept même d'un monde facilement assimilable, basé sur une culture docile et de bon goût.
La seconde, c'est qu'ils sont à des années-lumières de leurs contemporains. Tandis que la majorité du reste du monde de la musique indépendante agite les bras crânement dans des blazers marine et des chapeaux feutres ronds, satisfait de chanter des chansons effrontées qui parlent de types effrontés, Nine Black Alps creuse son propre sillon.
Nine Black Alps, c'est une expérience sérieusement intense, l'une de celles où il est toujours plus probable de croiser le hurlement d'un ampli poussé à fond essayant de faire face à un autre riff catégorie super poids-lourd, plutôt qu'un espiègle (lire : horrible) solo de saxophone.
Dit plus simplement, il y a peu de chances que Nine Black Alps apparaisse sur la playlist de Heart FM (Radio londonienne grand public, NdT) avant longtemps. Du moins, pas avant que Heart ne reconnaisse le pouvoir d'une guitare jouée si fort que vous pouvez entendre ses cordes se déformer. Car Nine Black Alps fait un bruit vraiment saisissant.
Aussi intense que The Pixies à leurs moments les plus vicieux et aussi brutal et mélodique que Nirvana, Nine Black Alps se situe exactement à mi-distance du blues d'abattoir des premiers Black Sabbath et des ambiances cramées de Ride. Avec l'ancien producteur d'Elliott Smith, Rob Schnapf, le groupe a enregistré le disque le plus lourd que vous pourrez entendre cette année.
La seconde, c'est qu'ils sont à des années-lumières de leurs contemporains. Tandis que la majorité du reste du monde de la musique indépendante agite les bras crânement dans des blazers marine et des chapeaux feutres ronds, satisfait de chanter des chansons effrontées qui parlent de types effrontés, Nine Black Alps creuse son propre sillon.
Nine Black Alps, c'est une expérience sérieusement intense, l'une de celles où il est toujours plus probable de croiser le hurlement d'un ampli poussé à fond essayant de faire face à un autre riff catégorie super poids-lourd, plutôt qu'un espiègle (lire : horrible) solo de saxophone.
Dit plus simplement, il y a peu de chances que Nine Black Alps apparaisse sur la playlist de Heart FM (Radio londonienne grand public, NdT) avant longtemps. Du moins, pas avant que Heart ne reconnaisse le pouvoir d'une guitare jouée si fort que vous pouvez entendre ses cordes se déformer. Car Nine Black Alps fait un bruit vraiment saisissant.
Aussi intense que The Pixies à leurs moments les plus vicieux et aussi brutal et mélodique que Nirvana, Nine Black Alps se situe exactement à mi-distance du blues d'abattoir des premiers Black Sabbath et des ambiances cramées de Ride. Avec l'ancien producteur d'Elliott Smith, Rob Schnapf, le groupe a enregistré le disque le plus lourd que vous pourrez entendre cette année.
BIOGRAPHIE 2
Pour beaucoup d'entre nous, le grunge n'est plus qu'un lointain souvenir. Les chemises à carreaux d'Eddie Vedder, les cheveux gras et les jeans déchirés de Dan Peters, la nostalgie qui vous prend en tombant sur un vieux vinyle de Sub Pop... et cette irrépressible envie de coller des baffes à bon nombre de gens. Car de nos jours, le grunge c'est avant tout: 1) des adolescents boutonneux à t-shirt Kurt Cobain répétant « tu peux pas comprendre », 2) un outil marketing pour des maisons de disques adeptes des coffrets Noël qui ressortent du Nirvana comme on ressort les grands-parents au Réveillon en espérant se faire de l'argent facile, 3) Audioslave en train de massacrer une vielle chanson de Soundgarden au lieu de signer de nouvelles compos de bonne facture... De quoi y laisser sa santé mentale et se mettre à entonner le jouissif "Lord Grunge" des Frogs si ce n'était pour Nine Black Alps.
Oubliez Seattle, direction Manchester. Le quatuor mancunien délivre sur son premier album un mélange de punk et de heavy metal avec une sincérité qu'on n'avait plus entendu depuis le milieu des années 90. Au placard Creed et Nickelback! Sam Forrest (chant), David Jones (guitare/basse), Martin Cohen (basse/guitare) et James Galley (batterie) ressuscitent la pesanteur du son de Seattle. Leurs morceaux sont percutants à l'image du tubesque "Cosmopolitan" (rien à voir avec la chanson homonyme de Vincent Delerm) et de ses riffs assassins. Que se soit dit, les quatre garçons ne laissent rien au hasard: écoutez "Shut Down", tout y est calé au millimètre près. Les Hives en avaient rêvé, Nine Black Alps l'a fait! Autre qualité suffisamment rare pour être soulignée, la capacité du groupe à mélanger les sonorités (Kings Of Leon, The Clash, The Beach Boys...), à les digérer et à créer son propre son.
En conclusion, rien que nous n'ayons déjà entendu auparavant mais une énergie et une maîtrise qui font plaisir à entendre. En 1993, Nine Black Alps aurait été un phénomène, en 2005 ils ne sont qu'un bon groupe.
Je ne suis pas daccord avec cette dernière bio, pour moi NBA n'est pas un BON groupe, c'est un excellent groupe, il arrive au bon moment...
Oubliez Seattle, direction Manchester. Le quatuor mancunien délivre sur son premier album un mélange de punk et de heavy metal avec une sincérité qu'on n'avait plus entendu depuis le milieu des années 90. Au placard Creed et Nickelback! Sam Forrest (chant), David Jones (guitare/basse), Martin Cohen (basse/guitare) et James Galley (batterie) ressuscitent la pesanteur du son de Seattle. Leurs morceaux sont percutants à l'image du tubesque "Cosmopolitan" (rien à voir avec la chanson homonyme de Vincent Delerm) et de ses riffs assassins. Que se soit dit, les quatre garçons ne laissent rien au hasard: écoutez "Shut Down", tout y est calé au millimètre près. Les Hives en avaient rêvé, Nine Black Alps l'a fait! Autre qualité suffisamment rare pour être soulignée, la capacité du groupe à mélanger les sonorités (Kings Of Leon, The Clash, The Beach Boys...), à les digérer et à créer son propre son.
En conclusion, rien que nous n'ayons déjà entendu auparavant mais une énergie et une maîtrise qui font plaisir à entendre. En 1993, Nine Black Alps aurait été un phénomène, en 2005 ils ne sont qu'un bon groupe.
Je ne suis pas daccord avec cette dernière bio, pour moi NBA n'est pas un BON groupe, c'est un excellent groupe, il arrive au bon moment...
BIOGRAPHIE 3
Il y a des dossiers de presse qui en disent long sur notre époque. Pour vanter son nouveau groupe anglais qui monte (un de plus, et de Manchester en plus), la maison de disques en arrive à ce genre d'extrémités : les Nine Black Alps "détestent la musique de bon goût", ils "sont à des années-lumière de leurs contemporains" (comprenez, à l'arrière) et ne sont pas du genre à truffer leurs morceaux de "solos de saxophone". Tout cela a valeur de compliment, vous l'aurez saisi, parce que les dossiers de presse font dans l'ironie, maintenant. Dans quel bourbier le rock, la pop, enfin la musique de jeunes, s'est-elle fourrée pour qu'on en arrive à considérer le bon goût, l'éclectisme musical (un saxophone, mon dieu !) et la modernité comme des fautes impardonnables ? Le bon goût est devenu de mauvais goût, vous ne saviez pas ? Du coup, le mauvais goût est devenu de bon goût. Vous suivez ou vous avez l'impression d'être dans un sketch de Raymond Devos ?
Bref, tout ça pour dire que les groupes trop bien peignés à la Franz Ferdinand commencent à en lasser certains. En réaction aux costumes cintrés et à la pop funky rétro, voici donc les Nine Black Alps : quatre gamins mal habillés qui font du grunge. Le grunge, c'est la musique de demain. Précisons : le revival grunge. Les Nine Black Alps n'ont rien inventé, faut pas déconner, mais au lieu de regarder les années 1980 dans le rétroviseur, comme les autres, ils regardent les années 1990. C'est moins loin. Encore un petit effort et un jour, un groupe osera regarder devant lui. Mais bon, le revival grunge, ça change. Nos quatre jeunes Mancuniens n'y vont pas par quatre chemins : la voix rugit, les guitares et la basse rugissent itou, et la batterie en prend plein la tête. Ça ne doit pas être facile, la vie d'instrument dans un groupe grunge. Nirvana était un grand groupe car derrière le bruit assourdissant et les hurlements écorchés de Kurt Cobain se cachaient d'excellentes mélodies. Les Nine Black Alps ont de qui tenir. Leurs onze chansons tiennent debout, et tiendraient même si on leur retirait le gros son dur qui les habille. Alors finalement, peu importe que, dans un grand élan régressif, l'un des gars confesse : "j'aime les choses vaguement nulles et délabrées" ou "nous ne sommes pas des gens malicieux ni pénétrants". Lorsqu'on écoute "Shot Down" ou "Not Everyone" à fond les ballons, nous aussi, on a envie de décapsuler des bières avec les dents face à un mur d'enceintes, p'tain. Et "Get Your Guns" ou "Cosmopolitan" donneraient bien envie de bazarder tous ses Go-Betweens pour vivre à la dure dans un squat dégueu avec les quatre lascars. Voyez le genre ? Non, c'est vraiment un bon album. Allez, on descend acheter des bières.
Voilà, y'a plusieurs bios, vous pouvez vous faire un plus grand aperçu :)
Il y a des dossiers de presse qui en disent long sur notre époque. Pour vanter son nouveau groupe anglais qui monte (un de plus, et de Manchester en plus), la maison de disques en arrive à ce genre d'extrémités : les Nine Black Alps "détestent la musique de bon goût", ils "sont à des années-lumière de leurs contemporains" (comprenez, à l'arrière) et ne sont pas du genre à truffer leurs morceaux de "solos de saxophone". Tout cela a valeur de compliment, vous l'aurez saisi, parce que les dossiers de presse font dans l'ironie, maintenant. Dans quel bourbier le rock, la pop, enfin la musique de jeunes, s'est-elle fourrée pour qu'on en arrive à considérer le bon goût, l'éclectisme musical (un saxophone, mon dieu !) et la modernité comme des fautes impardonnables ? Le bon goût est devenu de mauvais goût, vous ne saviez pas ? Du coup, le mauvais goût est devenu de bon goût. Vous suivez ou vous avez l'impression d'être dans un sketch de Raymond Devos ?
Bref, tout ça pour dire que les groupes trop bien peignés à la Franz Ferdinand commencent à en lasser certains. En réaction aux costumes cintrés et à la pop funky rétro, voici donc les Nine Black Alps : quatre gamins mal habillés qui font du grunge. Le grunge, c'est la musique de demain. Précisons : le revival grunge. Les Nine Black Alps n'ont rien inventé, faut pas déconner, mais au lieu de regarder les années 1980 dans le rétroviseur, comme les autres, ils regardent les années 1990. C'est moins loin. Encore un petit effort et un jour, un groupe osera regarder devant lui. Mais bon, le revival grunge, ça change. Nos quatre jeunes Mancuniens n'y vont pas par quatre chemins : la voix rugit, les guitares et la basse rugissent itou, et la batterie en prend plein la tête. Ça ne doit pas être facile, la vie d'instrument dans un groupe grunge. Nirvana était un grand groupe car derrière le bruit assourdissant et les hurlements écorchés de Kurt Cobain se cachaient d'excellentes mélodies. Les Nine Black Alps ont de qui tenir. Leurs onze chansons tiennent debout, et tiendraient même si on leur retirait le gros son dur qui les habille. Alors finalement, peu importe que, dans un grand élan régressif, l'un des gars confesse : "j'aime les choses vaguement nulles et délabrées" ou "nous ne sommes pas des gens malicieux ni pénétrants". Lorsqu'on écoute "Shot Down" ou "Not Everyone" à fond les ballons, nous aussi, on a envie de décapsuler des bières avec les dents face à un mur d'enceintes, p'tain. Et "Get Your Guns" ou "Cosmopolitan" donneraient bien envie de bazarder tous ses Go-Betweens pour vivre à la dure dans un squat dégueu avec les quatre lascars. Voyez le genre ? Non, c'est vraiment un bon album. Allez, on descend acheter des bières.
Voilà, y'a plusieurs bios, vous pouvez vous faire un plus grand aperçu :)
